Vignerons de père en fils
Depuis 1842

L'Histoire de notre blason
« La Pièce Percée »

Notre Histoire débute en Avril 1842 à Thil dans le massif de Saint-Thierry quand Remy-Nicolas Sergent, fils de géomètre, épouse Éléonore Bailly fille de vigneron. En épousant Éléonore, il épousa aussi le métier de vigneron.

Cependant, il ne sera vigneron que peu de temps car en 1845 il décède à l'âge de 28 ans.

Son fils Nicolas-Remy Sergent lui succède en 1865.

Suit Emile Sergent qui s'établit à Coulommes sur la Montagne de Reims en 1894.

En 1931, son fils Lucien Sergent se marie avec Olga Denise, elle-même issue d'une lignée de vignerons. Ensemble ils décident de s'installer à Vrigny, village de la famille Denise. Il est le premier à élaborer du Champagne sous la marque Sergent.

En 1957, Roger Sergent, fils de Lucien, crée sa propre exploitation et développe la production et la vente de Champagne.

En 2007, c'est un de ces deux fils, Guillaume Sergent, œnologue de formation, qui reprend une partie de l'exploitation familiale et décide de pérenniser la marque de Champagne Roger Sergent.

En 1890, les petits vignerons reprochent aux grandes Maisons et aux négociants, auxquels ils vendent leurs jus, d'acheter à bas prix du raisin provenant de zones extérieures à la Champagne et ne possédant donc pas les qualités escomptées. Les jus arrivent en effet par wagons entiers dans les gares et les négociants imposent leur loi : ils achètent ou non à leur prix le moût local.

Pendant une vingtaine d'années, la colère va monter. Les raisins sont de moins en moins bien payés par les Maisons de Champagne. Les vignerons vivent dans la misère alors que les négociants, eux, s'enrichissent massivement.

En 1911, la révolte des vignerons champenois éclate. Les Maisons de Champagne sont saccagées, les bouteilles stockées dans les caves sont cassées.

Pour mater la révolte, de nombreuses garnisons sont dépêchées vers la Marne (environs 40000 hommes) et tirent sur la foule.

C'est au cours de ces violentes échauffourées qu'Emile Sergent se fit tirer dessus par la cavalerie. Fort heureusement ce jour-là, il avait contre sa poitrine sa bourse avec une pièce de monnaie en argent de 5 francs. La balle toucha la pièce et ricocha. La pièce fut percée et Emile Sergent sauvé.

Depuis ce jour, cette pièce est conservée jalousement comme un porte-bonheur.